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Papillon, Henri Charrière

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jeudi 17 avril 2008, par ghaine



- Écrit par : Henri Charrière (1906 France - 1973 Espagne)

- Titre : Papillon

- Sortie dans les librairies : 1969

- Édité chez : Robert Laffont

- Cette pseudo-autobiographie raconte la vie d’un détenu au bagne de Guyane Française, et ses multiples tentatives d’évasion.

Un film a été tiré de ce livre, mettant Steeve McQueen dans le rôle de Papillon.

- Ma Critique :

Cette œuvre n’est pas réellement autobiographique, au sens où l’auteur s’est attribué les exploits d’autres détenus, s’étant parfois déroulés plusieurs décennies avant son arrivée au bagne. Cependant, ceci a permis de romancer son histoire. Il s’agit alors d’un simple récit qui, comme beaucoup d’autres, s’il prend ses racines au sein d’une histoire réelle, est finalement devenu une œuvre de fiction.

Il est également important de se dégager de l’aspect judiciaire de l’histoire, à savoir la culpabilité d’Henri Charrière. Il ne s’agit pas de refaire le procès de l’auteur, ce n’est pas un roman policier, ni quoi que ce soit du genre. Il s’agit ici de dépeindre l’enfer du bagne, tel qu’il était, par quelqu’un l’ayant vécu. Ce livre est un témoignage, même s’il a été embelli pour en faire une véritable œuvre de littérature.

L’histoire commence avec le procès d’un petit délinquant, surnommé Papillon, à cause du papillon tatoué sur son torse. Il est accusé du meurtre de l’un de ses amis, et est condamné au bagne à perpétuité. Il continuera pourtant de nier, et jurera de s’évader, et de revenir se venger.

Le début est très rapide ; comme dit, l’erreur judiciaire n’est pas l’important, vraie ou fausse. Suivra l’histoire des années qu’il passera en Amérique du sud, dans les différentes prisons et cellules du bagne entre deux évasions.

On retiendra de ce livre la poigne et la dureté des descriptions des conditions de vie des détenus (vraies ou fausses, là n’est pas la question). Henri Charrière dépeint l’enfer avec simplicité mais efficacité, racontant la mort des plus faibles et la difficile survie des plus forts.

Le livre est bien écrit, la lecture en est aisée et rapide, atténuant par la même les sueurs froides qu’auraient pu avoir certains lecteurs paresseux devant la taille du pavé. L’important encore une fois étant de le lire comme une œuvre de fiction, sans se soucier de ce qui s’est réellement passé.